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LES AXES
DE DEVELOPPEMENT POUR UNE STRUCTURATION DU SECTEUR DES MUSIQUES ACTUELLES
Comment envisager la structuration du secteur ?
Les attentes du terrain
83 % des structures ont répondu
à cette question ordonnée. Selon les acteurs, les priorités
affichées peuvent largement différer.
Les associations indépendantes Les associations culturelles et loisirs, principalement
organisatrices de concerts et promoteur de groupes en émergence, sont
davantage dans l’attente d’actions en lien direct avec la diffusion
du spectacle vivant (promotion des groupes, lieux de diffusion) et
semblent par exemple peu sensibles à la mise en place de lieux de
répétition. En revanche, les associations loisirs sont plus en demande
d’information de par le caractère plus occasionnel de leur activité.
Les structures spécialisées artistiques Pour
ces structures artistiques d’encadrement, la mise en place de lieux
de répétition semble constituer la première étape à tout travail de
développement des pratiques musicales actuelles.
Les structures socioculturelles Pour
ces structures amenées à recevoir des musiciens et groupes amateurs,
la mise en place de lieux de répétition et de formations s’inscrivent
dans la logique de soutien au public qu’elles touchent.
Les structures à vocation commerciale Constituées
pour la plupart de diffuseurs (bars, sociétés de production), les
attentes des structures à vocation commerciale, à l’instar des associations
indépendantes, se tournent vers la diffusion du spectacle vivant et
ses outils (promotion, disque, scènes).
Les structures spécialisées musiques actuelles Les
missions de ces structures étant avant tout centrées sur les domaines
de l’information et de la répétition, le développement des pratiques
musicales actuelles passent pour elles par la mise en place de lieux
de répétition et d’information.
Les principaux outils pour la structuration
du secteur
Þ L’investissement à l’équipement
:
· en lieux de diffusion adaptés (aide
à la création de lieux de diffusion, réhabilitation de lieux) · en lieux d’information (panneau
d’information dédié aux musiques actuelles) · en locaux de répétition adaptés (aide
à la création de lieux de répétition) · en bureaux artistiques (permettre
aux associations de disposer d’un lieu de travail) · en matériel :
-
pour la diffusion (mise en place d’un parc d’équipement
départemental)
-
pour répétition/formation (matériels et instruments
adaptés aux différentes formes de pratiques musicales actuelles)
Þ L’accompagnement des projets et des
pratiques : Si l’accompagnement
de projets d’artistes, de groupes, d’associations et de structures
culturelles/socioculturelles publiques ou parapubliques peut prendre
différentes formes, trois niveaux peuvent être distingués en terme
d’accompagnement, à savoir l’information, le conseil et la formation.
· L’information : il peut s’agir
de communiquer une information brute (documentation, listing, droit,
personnes ressources, rencontres…) · Le conseil : il peut s’agir de recevoir
les porteurs de projets, d’évaluer leur demande, de leur fournir une
méthode de travail et de trouver dans la limite du possible des solutions
aux problèmes auxquels ils sont confrontés (demandes de subventions,
conseil à la mise en place d’équipements culturels,…) · La formation : il peut s’agir
de proposer aux porteurs de projets des formations adaptées selon
deux logiques :
-
la professionnalisation de postes (formateurs, régisseurs
de studios de répétition, chargés d’information et chargés de mission),
de certaines structures associatives, des métiers
-
les pratiques amateurs (formations artistiques, techniques
et administratives)
Þ Le financement direct : Il peut
aussi constituer un outil de structuration du secteur et ce dans
trois directions :
· Des postes d’encadrement :
une aide incitative à la professionnalisation du secteur peut passer
par l’aide à la création de postes de chargés de mission pour les
collectivités ou de responsables associatifs ayant un projet structurant. · L’aide aux projets :
ils peuvent concerner des projets liés à l’information, à la diffusion,
à la formation. · Le développement des publics : une politique
tarifaire peut permettre d’afficher une politique en direction de
pratiques musicales souvent méconnues.
Þ La coordination/fédération des réseaux esthétiques,
territoriaux et sectoriels :
· La coordination des réseaux esthétiques (jazz,
musiques amplifiées et traditionnelles et chanson) peut en autre permettre :
-
la rencontre entre des acteurs travaillant autour
d’une même famille musicale (que ce soit dans l’information, la diffusion
ou la formation)
-
favoriser l’émergence de projets communs · La coordination territoriale peut permettre :
-
de rassembler les forces vives du territoire afin
de construire un projet culturel cohérent
-
de mieux coordonner les initiatives isolées
-
de mutualiser les compétences et développer les initiatives
sur les territoires
· La coordination sectorielle (des réseaux
d’information, de diffusion et de formation) :
-
une coordination du secteur de l’information peut
permettre :
-
de structurer un réseau d’acteurs relais spécialisés
sur des territoires et/ou des esthétiques, ce sur l’ensemble du département
-
de mieux diffuser l’information
-
une coordination du secteur de la diffusion peut
permettre :
-
d’échanger sur les dates (festivals, cafés-concerts,…)
dans le souci d’une meilleure coordination au niveau local.
-
d’échanger sur les projets de programmation afin
de négocier des tarifs préférentiels
-
d’échanger sur les méthodes de travail liées à la
production de spectacle (festivals, organisation de concerts en bars,
…)
-
une coordination du secteur de la formation peut
permettre :
-
de construire un plan départemental de formation
des musiques actuelles de mener une réflexion sur le rôle des différents acteurs de la formation sur le département (écoles de musiques, centre de formation Trempolino, associations, animateurs socioculturels) et le développement de la formation des musiques actuelles |
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