|
L’enregistrement
Traditionnellement
ancré dans le secteur privé marchand, ce secteur apparaît aujourd’hui en pleine
mutation via la démocratisation du matériel (informatique
musicale, Direct to Disk, graveurs de C.D.). Des statistiques montrent
ainsi que 63 % des groupes enregistrent par leurs propres moyens et
près de la moitié ont comme pratique l’autoproduction ou le label
associatif.
Les caractéristiques de l’enregistrement
- L’autoévaluation : elle permet au groupe
d’avoir une écoute a posteriori des forces et faiblesses d’un morceau,
d’un répertoire. - L’enregistrement pour l’enregistrement :
enregistrer un répertoire peut constituer une fin en soi. - Un outil de promotion : c’est par son biais que
le groupe va chercher à se faire connaître notamment auprès des diffuseurs
ou labels discographiques. - La commercialisation : le disque est destiné
à la vente en vue de dégager des profits.
Les acteurs
Selon les estimations nationales,
il existerait un studio pour 40000 personnes âgées entre 15 et 29
ans. En théorie donc, le Maine et Loire devrait disposer de quatre
studios d’enregistrement. L’état des lieux a permis d’identifier sept
studios professionnels. Ils sont tous situés sur la partie ouest du
département et notamment dans le Segréen. Il semble qu’il y ait une palette
intéressante de studios sur le département en matière de gammes de
prix (selon les projets des groupes) et de profils des ingénieurs
du son. Les prix oscillent entre 700F et 3000F par jour en fonction
du statut juridique du studio (associatif, à vocation commerciale),
de la maturité du groupe venant enregistrer et du degré de notoriété
du studio.
4 associations indépendantes (soit 34%) : Les studios associatifs sont financièrement
plus accessibles pour les groupes puisqu’ils oscillent entre une moyenne
de 700 et 1000 F par jour. La durée du travail d’enregistrement se
limite souvent à quelques jours et le coût de la production ainsi
que de la distribution est à la charge de ces groupes.
1 structure spécialisée musiques actuelles (soit 8%) : Pour les structures spécialisées
musiques actuelles conventionnées, l’activité enregistrement est très
proche du secteur associatif évoqué ci-dessus. Nous retrouvons ainsi
les mêmes caractéristiques en terme de démarche, public et tarifs.
En ce qui concerne les structures labellisées musiques actuelles,
l’enregistrement ne relève pas de leur vocation mais peut se réaliser
dans le cadre d’un travail de répétition en condition de scène.
7 structures à vocation commerciale (soit 58%) : Pour ces structures, leur activité principale est l’enregistrement. Avec l’évolution du marché, certains studios ont été amenés à diversifier leurs services et peuvent proposer en complément du son, de l’image. Les studios à vocation commerciale proposent des tarifs moyens allant de 1950 F à 2425 F. Ces studios touchent davantage des groupes et artistes professionnels ou en voie de professionnalisation d’envergure régionale voire nationale.
Carte
départementale des studios d’enregistrement |
||
|
|
||