La formation
Les caractéristiques
de la formation
· Au niveau national, différents éléments apparaissent pour dresser
les contours de la formation en musiques actuelles. Ces caractéristiques
semblent être :
-
de se transmettre
d’une manière générale par l’oralité
-
de proposer des
réponses en s’appuyant sur les demandes d’acteurs porteurs de leur propre projet
-
de tenir compte
de la diversité des parcours
des groupes et musiciens (loisir, détente, professionnalisation, individuel
et collectif)
-
de disposer des
équipements adéquats face
aux caractéristiques des pratiques
-
de proposer à la
fois des formations instrumentales,
administratives et technique de fonctionner majoritairement avec
des outils souples tels que les ateliers et les stages
-
de privilégier la
pratique à plusieurs
-
d’être encadrée
par des musiciens expérimentés
-
de s’inscrire dans
la création plutôt que l’interprétation
même si des différences sont notables selon les familles musicales
· Au niveau départemental,
21 structures dispensant une formation dans le secteur des musiques
actuelles ont organisé dans 16 lieux, 57 formations relevant des musiques
actuelles entre janvier 2000 et janvier 2001. 589 musiciens ont suivi
une formation instrumentale, 37 une formation technique et 23 une
formation administrative. Ces chiffres relativement faibles sont étroitement
liés au fait que l’autodidaxie
reste la forme dominante d’apprentissage chez les musiciens de
musiques actuelles. 53 formateurs sont intervenus
pour le compte de 17 structures. Il y a deux fois plus d’intervenants
extérieurs que d’intervenants salariés de la structure d’accueil et
trois fois plus d’intervenants professionnels du spectacle que de diplômés
(instrumentistes ou pédagogues) mais il n’existe pas à l’heure actuelle
un véritable réseau de conseillers/formateurs. 4 formations sur 5 sont des formations collectives et plus
de la moitié ont été organisées sous la forme de stages ou d’ateliers.
A 86%, ces formations ont lieu en zones urbaines. L’encadrement
des artistes se met en place pour les groupes professionnels
(ANPE spectacle, artistes en scènes) et pour les artistes en voie
de professionnalisation (dispositif demandeurs d’emploi ADDM,
le dispositif « parrainage » du Chabada) mais il n’existe pas de dispositif d’accompagnement de la pratique amateur
au niveau collectif et individuel.
Les
acteurs de la formation
10 structures spécialisées artistiques (soit 26%) : La prise en charge par les écoles
de musique est très marginale puisque 7 seulement ont des cours, classes
ou ateliers pouvant relever des pratiques musicales actuelles notamment
en jazz et dans une moindre mesure en musiques amplifiées (synthétiseur,
guitare électrique, basse). Elles sont peu sensibilisées à
la pédagogie, aux répertoires, aux instruments (électriques, électroniques)
et à leurs médiums (amplification, traitement du son, effets, réglages,…). Les
acteurs des musiques traditionnelles ont des attentes fortes dans
le domaine de la formation. 1 structure spécialisée musiques actuelles (soit 3%) : Ce
type de structures propose un plan de formations à la fois instrumentales,
techniques et administratives. Des
formes d’apprentissage plus souples comme les stages et ateliers ponctuels
sont majoritairement présentes. 10 associations indépendantes (soit 26%) : Les
associations peuvent proposer de la formation face aux manques constatés
dans le secteur (notamment en jazz, musiques traditionnelles et rap).
Elles
peuvent prendre plusieurs formes en s’inscrivant dans le cadre
d’une manifestation de diffusion (festivals, soirées thématiques),
en utilisant les structures d’animation comme lieu d’accueil, en encadrant
bénévolement des stages, ateliers ou cours.
14 structures socioculturelles (soit 37%) : Ces
structures proposent des cours et ateliers collectifs instrumentaux. La
demande pour des instruments amplifiés est faible par rapport aux
percussions et aux instruments électroniques utilisés dans le hip-hop
(platines, Musiques Assistées par Ordinateur, sampler,…). Les centres
socioculturels, M.P.T s’adressent d’abord à un public débutant ou
pratiquant la musique en loisir. 3 structures à vocation commerciale (soit 8%) : Dans le domaine de la formation, les structures à vocation commerciale peuvent être des écoles portées par des travailleurs indépendants ou encore des cours dans un magasin de musique.
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