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La répétition
· Il semble qu’il n’y ait pas une mais des manières de répéter : en fonction
des groupes, de leur projet et de leur trajet, l’appropriation de
l’équipement pourra être différente :
le défoulement,
la détente, la réunion pour la réunion, le filage
d’un répertoire, la création,
le travail répétitif et individuel d’un
instrument. · L’espace de répétition peut être un équipement pertinent du développement culturel local par la mise
en réseau des acteurs locaux du secteur (diffusion, enregistrement,
formation, information). Ce type d’équipement culturel peut renvoyer
entre autre à : une inscription dans un territoire, un lieu de
création, un lieu vivant et donc ouvert, un lieu ressource à
la croisée des secteurs : information, formation, enregistrement
et diffusion · La réalisation de travaux
d’acoustique et d’insonorisation, l’équipement
et l’accompagnement humain constituent trois composantes
essentielles à la mise en place de studios de répétition.
Les acteurs de la répétition
2 structures spécialisées artistiques (soit 16%) : Des
temps de « résidences »
[1]
s’organisent de manière plus ou moins formelle
(au Chabada, à l’Avant Scène à Trélazé, à la Loge à Beaupréau, au
THV à St-Barthélémy d’Anjou, …) en direction de groupes généralement
professionnels. Les
écoles de musique n’accueillent que marginalement des groupes de musiques
actuelles dans leurs locaux de par l’absence de mission en direction
de ces pratiques et l’inadaptation des lieux à de hauts niveaux sonores.
2 Structures spécialisées musiques actuelles (soit 16%) : Ces
structures privilégient les groupes faisant preuve d’une véritable
motivation et ce, quel que soit leur degré de développement. La
répétition dans ces structures est en lien avec d’autres secteurs
d’activités et varie selon le degré de professionnalisation des structures
(l’information, la formation voire la diffusion). 2 associations indépendantes (soit 16%) : Les
associations indépendantes peuvent être amenées à gérer un local de
répétition prêté par la municipalité. Elles
se situent dans des réalités bien différentes selon l’expérience de
l’association et le degré de développement des groupes y répétant. 6 Structures socioculturelles (soit 50 %) : Les
M.J.C, centres socioculturels et sociaux sont quantitativement les
structures les plus nombreuses à prendre en charge la répétition sur
le département et ont fait répéter 63 groupes souvent jeunes et débutants.
Selon
le degré de compétences des animateurs, un accompagnement des groupes
peut-être envisagé soit dans de la formation ou de l’enregistrement.
Les
structures socioculturelles entrevoient davantage la musique comme
un outil au service de l’épanouissement et de la responsabilisation
des personnes.
Les lieux de répétition
Malgré leur nombre significatif
(vingt sept ont pu être identifiés accueillant 71 groupes réguliers
et 81 groupes occasionnels), la
situation des locaux de répétition apparaît précaire en Maine
et Loire. Sur les douze espaces de répétition répertoriés, deux seu1ement
ont fait l’objet de travaux d’insonorisation et d’acoustique. La moitié
des locaux de répétition demanderait une réhabilitation pour améliorer
leur état notamment au niveau de l’isolation, de l’insonorisation
et de l’acoustique. L’équipement en matériel apparaît insuffisant.
Il dépend souvent des investissements réalisés par les groupes. Deux
de ces équipements risquent de disparaître à Cholet et Chemillé. Les espaces de répétition mettent
à jour des réalités bien différentes
au niveau du département. Au niveau des potentialités d’accueil
des publics, les locaux spécialisés font répéter en moyenne 9 groupes
réguliers et 10 occasionnels contre 1 pour les locaux ouverts en fonction
des créneaux horaires disponibles. Au niveau de l’implantation géographique,
la situation en Maine et Loire confirme le caractère d’abord urbain de ces équipements puisque 22 des 27
locaux sont implantés en agglomération. Au niveau des prix pratiqués,
les prix sont très variables puisqu’ils
oscillent entre 0 et 450 francs par mois et de 0 à 40 francs par heure.
Au niveau des services proposés par ces acteurs, la situation est
là encore très variable selon le degré de professionnalisation et
de compétences.
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[1]- La résidence se présente d’abord comme un temps de création, de préparation à un nouveau spectacle. La salle de spectacle est donc une étape essentielle dans le processus de création du nouveau spectacle puisque ce lieu va permettre de travailler le son, la lumière, la mise en scène. Selon les projets, ce travail de répétition peut-être accompagné d’un travail de sensibilisation, de formation, de diffusion.